Jour 13: Las Tunas

De la route, encore de la route…
C’est une route qui perce les champs en deux. Le vent est très puissant et il est dans le sens contraire.

Le meilleur moment de la journée fût la rencontre de cette famille cubaine qui m’a donné de l’eau pour remplir mes gourdes.

J’arrête dans un petit stand bleu pour boire et manger.

Les messages sur la route sont inspirants.

Notre unité est maintenant plus forte que jamais.

Raul Castro

Journée de 95 km sur la route…

En soirée, j’ai une bonne discussion avec mon hôte qui est un ancien professeur d’université. Il a préféré délaisser l’enseignement pour louer des chambres. C’est plus payant pour lui!!!

Demain je me dirige vers Camaguey…située à 120 km.

Regardez le résumé de ma route: https://www.strava.com/activities/1077405623/shareable_images/map_based?hl=fr-FR&v=1499721551

David Beauchesne

Jour 12: Manzanillo

Départ vers 7:30 après un copieux déjeuner. Je dis au revoir aux trois seules personnes avec qui j’ai pratiqué ma langue de Shakespeare : trois sympathiques Torontois.

La route est facile en début de journée, mais les montagnes sont encore bien présentes dans le paysage.

Je suis dans la sierra maestra, c’est dans ces montagnes que Raul Castro et ses acolytes ont séjourné pendant des semaines avant de renverser l’ancien dictateur.

Après, je passe devant la pochera. Je fais réparer trois trous dans une autre chambre à air. Je vais être prêt au pire aujourd’hui…

Par la suite, la route se transforme en une sorte de Saskatchewan, c’est-à-dire des routes droites et des champs de maïs.

Je retrouve enfin la mer après 80 km de vélo.

La suite est assez inusité, je rencontre des gens dans la salle de jeux situé sur le bord de la mer dans un petit village nommé « Ceiba Hueca ». J’en profite pour m’amuser un peu…

Je passe du bon temps pendant que le soleil plombe sur le bitume.

Je reprends la route et j’arrive enfin à Manzanillo. Je tente de trouver un endroit pour dormir, mais c’est très difficile.

Pendant ce temps un orage éclate et je patiente avec les gens bien à l’abris pendant plus d’une heure.

Je donne un drapeau du Canada à une petite fille pour me faire pardonner de lui avoir fait peur avec mon masque quelques minutes plus tôt.

Je rencontre un bébé chat, il est adorable!

Je trouve enfin une chambre pour mettre reposer après 124.56 km.

Je mange dans la rue deux excellents hot-dog pour 30 cents et un spaghetti napolitain pour 50 cents. Je tente d’aller à la crèmerie, mais il y a une file monstre.

Manzanillo célèbre ses 225 ans d’existence. Le centre de la ville est très joli.

Vas-y! Vas-y! Pédale…t’es capable!

David Beauchesne

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Jour 11: El ponchero

Je quitte vers 8:00 après avoir profité d’un bon petit déjeuner pour affronter la grand défi du jour…

Sur la route je fais du troc avec une dame.

Je lui donne du savon et d’autres trucs de l’hôtel en échange de trois mangues.

Je sais que la route ne sera pas facile aujourd’hui, car il y a 7 ans j’avais loué un Jeep pour faire 160 km il avait fallu 4 heures pour y arriver.

Aujourd’hui je prévois faire 100 km en six heures.

La route est à couper le souffle.

Je perds deux vis qui tiennent mes pédales. J’ai compris enfin l’expression perdre les pédales… Heureusement, un cubain m’aide à replacer le tout. Je lui donne un 5 Cuc (125 Cup). Le monsieur est très content!!!

Ensuite, je me baigne un peu dans un endroit sur le bord de la route. Après ma petite baignade, je me rends compte que j’ai une crevaison.

Heuresement encore, je demande aux passants si « el ponchero » c’est-à-dire celui qui répare les pneux…habite proche. Par chance, il habite tout près.

Voici un petit film incroyable!!! Les cubains sont tellement débrouillards!

Il me répare cinq crevaison. Je lui donne 10 Cuc (250 Cup). Il jubile…

Après 500 mètres je refais une crevaison. J’ai compris avec le temps que je dois me tenir loin des épines qui sont souvent présentes sur le bord des routes. J’apprends!!!

Les routes sont presque inexistantes.

J’arrive enfin à Marea del Portillo je me repose après cette longue journée!

Je me couche très tôt…

Mission accomplie.

Si vous ne pouvez trouver le chemin, tracez votre propre route!!

David Beauchesne

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Jour 10: Le repos du cycliste

Je pars vers 6:30 de Santiago, je n’aime pas les grandes villes!!! Je préfère les petites villes!

Je retrouve la mer merveilleuse après 20 km. Je longe la côte sud c’est magnifique! Je m’arrête pour une petite baignade privée!

Les vagues sont fortes, je ne me baigne pas trop longtemps.

Et vlan! Une crevaison! J’ai compris que j’éprouve souvent des problèmes lorsque je m’arrête près de la mer car il y a des cactus, des épines et d’autres sources menaçantes pour le caoutchouc présent dans mes pneux! Ce n’est pas grave! Je suis rendu un spécialiste socialiste.

J’ai la chance de voir l’endroit que j’aimerais visiter lors de mes derniers jours!

Je rencontre trois jeunes hommes sympathiques avec qui je discute des relations conjugales. J’apprends de nouveaux mots et expressions.

J’arrive enfin, après 64 km, à l’hôtel Sierra el mar. J’étais supposé rencontrer des amis de Gatineau, mais je suis arrivé deux jours trop tard. 

C’est un hôtel tout inclus, je rencontre beaucoup de québécois. Cela fait du bien de parler français un peu. 

Je rencontre Pierre et Martine et par un hasard incroyable, j’apprends que c’était la l’anniversaire à Martine la veille comme moi!

Je rencontre Catherine et Sergio qui me parle de son dispositif pour transformer un vélo ordinaire en vélo électrique. Une solution développée à Montréal.

Serge l’aventurier. Line et Marie-Josée et toute une ribambelle de gens.

Le site est très beau.

Je passe du bon temps. Je mange enfin!!!

La vie c’est comme un livre qu’on découvre une page après l’autre.

David Beauchesne

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Jour 9: Santiago de Cuba

Je quitte Guantanamo vers 6:00 du matin, c’est agréable de rouler le matin. Il y a beaucoup d’action le matin. Les gens se lèvent tôt pour aller travailler.

Je rencontre un cubain à vélo, il me demande si je transporte des pièces de rechange pour mon vélo. Je lui dit que oui et que je ne peux pas les donner maintenant, car il me reste encore deux semaines à Cuba. Il me demande mon numéro de téléphone, je lui donne ma carte d’affaires Fast123. Il ne savait pas quoi faire pour me rejoindre. 

Dans les parcs le soir je vois des cubains avec des téléphones intelligents qui discutent avec des amis via la messagerie vidéo. Des gens qui ont des tablettes et des ordinateurs, mais de toute évidence ce ne sont pad tous les cubains qui ont cette chance de pouvoir utiliser Internet. L’accès au réseau reste assez limité. On peut acheter des cartes d’accès pour 2$ canadiens par heure. C’est assez dispendieux pour ce peuple.

Aujourd’hui c’est ma fête, sur la route je vois un panneaux qui me rappelle que je n’ai plus 42 ans.

J’emprunte pour la première fois une autoroute c’est agréable.

Une belle journée de vélo, je franchis 85 km assez facilement aujourd’hui. J’ai été chanceux sur les côtes!

Santiago de Cuba est une grosse ville. La vie est intense. Beaucoup de bus, de voitures. Ce n’est pas l’idéal en vélo.

Je vois la place de la révolution.

C’est une belle ville. Il fait chaud!!

Un orage se pointe à l’horizon…

Une belle soirée à découvrir de nouveaux lieux. 

Un homme loue des vélos pour les enfants. Les parents paient 5 sous pour le plus grand bonheur des enfants.

J’utilise les services d’un fournisseur d’Internet débrouillard. La connexion n’est pas très bonne.

Belle découverte dans les rues après avoir vu un chat attaquer un chien. C’était très drôle!!!

Une belle journée. Demain je vais longer la côte.

Soyez heureux quand vous montez une côte à vélo, car tôt ou tard vous allez la redescendre.

David Beauchesne

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Jour 8: Guantanamo

Je quitte le Campismo vers 6h du matin pour profiter de la fraicheur.

La route est belle et planche pour le début de la journée.

Le prix de l’essence est relativement élevé, environ 1,25$ pour un litre. C’est très élevé si on considère le salaire mensuel d’un cubain à environ 20$ par mois. Le salaire d’un médecin subit actuellement des hausse afin d’augmenter la rétention. Un médecin gagne 40$ selon la spécialité.

Après 40 km, je trouve un petit coin de paradis pour me baigner un peu.

Film: https://youtu.be/vetaxYAD4j0

Je me dirige maintenant vers un territoire américain: La base navale de Guantanamo

On ne peut malheureusement s’approcher de cette base pour des raisons de sécurite.

Les américains ont 2 aéroports sur ce vaste territoire. Des boulevards, des maisons des écoles. Il y a même une frontière!  Il y a aussi une usine pour transformer l’eau saline en eau potable. Finalement, il y a la triste célèbre prison de Guantanamo.

Je suis allé sur un mirador pour observer ce territoire, mais on ne voit pas grand choses. Voici ce que j’ai vu pour vrai!!!

Après, je complète les derniers 25 km pour rejoindre la ville cubaine de Guantanamo. Cet endroit mythique qui a vu naître la chanson Guantanamera…(qui signifie Guantánamo, au féminin), composée en 1928 par José Fernández Díaz.

Je vois des jeunes jouer au volley dans la rue, la partie est sans cesse interrompue à cause de la circulation.

Une grosse journée de 103 km.

David Beauchesne

Quand vous voyez un bel endroit sur votre route, arrêtez!!!

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Jour 7: Des montagnes, encore des montagnes

Je me lève tôt et j’assiste à mon premier lever de soleil sur mon balcon, c’est magnifique!!!

Je pars visiter Baracoa ce matin. C’est une belle ville de style coloniale. Il y a un centre historique, des forts et un musée.

La plage n’est pas très intéressante, mais j’aperçois au loin un stade de baseball.

Comme la plupart des infrastructures à Cuba le stade est dans un piteux état.

Je pensais rester deux jours à Baracoa, mais j’ai le goût de découvrir une autre destination.

Je me dirige vers Cajo Babo qui est situé de l’autre coté de la pointe de l’île.

Une distance à franchir de 55km qui semble facile à compléter, mais quand je consulte Google Maps je comprends que ce sera la journée la plus difficile du voyage.

La montée est interminable, je me demande dans quel projet je me suis embarqué!!! Ouf! J’arrive enfin au sommet…

Après tous ces efforts c’est l’heure de la récompense, mais surtout de la prudence.

Je file à vive allure c’est super!!!

Rendu en bas il y a un fleuve et je vais me baigner avec les gens du coin, c’est merveilleux.

Je partage de bons moments avec ces cubains. J’achète 5 barres de chocolat et je partage avec tous ces gens! Les gens sont sympathiques!

J’arrive enfin à destination et je loue un bungalow dans un Campismo sur le bord de la plage.

Je fais une sieste et je prends un bon repas, ça fait du bien.

Demain je vais rouler en direction de Guantanamo! Triste endroit célèbre pour sa prison américaine en sol cubain.

Profitez de chaque repas, comme si c’était le dernier!

David Beauchesne

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Jour 6: La résilience…

Je ne savais pas trop où aller aujourd’hui. En discutant avec le cubain qui me servait mon café à 5 cents, il m’a convaincu d’aller en direction de Baracoa, la première ville de Cuba. 

Je rencontre sur mon chemin un remplisseur de briquets jetables. Encore une brillante idée du peuple cubain qui défie les lois de la surconsommation. Pour 10 cents ce gentil monsieur vous remplit votre briquet.

Je quitte enfin Moa, le paysage est à couper le souffle tellement que c’est pollué.

Le vent est toujours bien présent, la route en très mauvais état. Ces gentils cubains me donnent de l’eau glacée c’est généreux.

Le paysage est très beau malgré les montées impossibles à monter. Pour la première fois du voyage j’accepte la défaite et je monte les côtes à côté de mon vélo.

Je trouve une petite plage isolée et j’accède au bonheur!!!

Petit vidéo: https://youtu.be/B4To7i0yUAU

Après une petite baignade, je reprends la route en vlan…crevaison!

Je répare le tout comme un grand. Merci à mon ami Pep qui m’a donné un mini cours avant de partir. Je « patche » les deux trous qui sont présents dans ma chambre à air.

Je reprends la route et j’achète une bouteille de jus de mangue frais à une famille cubaine. Le plus drôle c’est l’homme de la maison avait perdu la clef du cadenas pour entrer dans la maison, alors il a dû passer par le toit…

Je reprends la route et vlan…une autre crevaison que je répare avec joie. La vie est belle je répare un autre trou.

J’arrive enfin à Baracoa…j’ai une belle chambre sur le bord de la mer.

Une très belle journée. Je suis bien! Je suis de plus en plus cubain chaque jour!

Laissez la vie vous guider!

David Beauchesne

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Jour 5: Rocky Balboa

Après une bonne nuit de sommeil je me réveille et j’aperçois dans le miroir un combattant qui a marqué tout une génération.

J’ai l’impression d’avoir mené le combat de ma vie avec cette libellule maudite. 

Voir le récit precedent

Allez Rocky ça va aller…T’as pas mal!!! L’oeil du tigre…

Ce fût une journée intense de vélo, moi qui croyait que Cuba allait être une destination facile, c’est loin d’être le cas. La région du Sud-est est parsemée de montagnes. Les montées et les descentes s’enchaînaient. De plus, le vent est toujours présent et fort!!! La mauvaise nouvelle c’est que depuis le début du voyage le vent me joue des tours!

Le meilleur moment de ma journée fût la rencontre d’une gentille famille cubaine qui attendait l’autobus depuis 6 heures sur le bord de la route. Le manque de transports reste un problème majeur sur l’île.

Je suis resté quelques temps avec eux et j’ai discuté pour en savoir plus sur la vie cubaine. Ils m’ont offert de l’eau. Encore une fois la preuve que le monde est bon.

Plus tard, sur le chemin, un autre homme m’a donné trois mangues.

Après avoir roulé 100 km, dans des conditions que je n’aimerais pas revivre demain, j’arrive enfin à Moa.

Moa est une ville délabrée. Les rues ne sont vraiment pas belles.

La ville est parsemée de logements sociaux où s’entassent des centaines de personnes.

Je trouve une maison pour dormir avec difficulté ce soir.

Je vais manger du poisson sur le bord de la mer polluée.

Les gens jetent les bouteilles et les canettes dans l’océan.

Moa n’est pas ma ville préférée! C’est une ville industrielle. 

Grosse journée! C’est l’heure de dormir!

David Beauchesne www.fast123.ca