Jour 20: Varadero

Oui! Vous avez bien lu! Je suis arrivé à Varadero après avoir parcouru 158,7 km aujourd’hui!!! Un record personnel! Je ne peux pas croire que j’ai atteint mon objectif en 20 jours!!!

La journée a débuté à 6:00 du matin, il faisait encore nuit.

J’ai longé la Baie des Cochons jusqu’à Playa Larga. J’étais seul au monde pendant 30 km, car la route se trouve en pleine forêt.

J’arrive assez tôt à Playa Larga, je déjeune le meilleur sandwich au jambon avec oeuf du voyage. Je décide de continuer à rouler jusqu’à Jagüey Grande. La ville est cool, mais je dois trouver de l’argent car il me reste seulement 4,50$. Je trouve une banque, mais il n’y a pas de guichet automatique. Je décide de continuer à rouler, car je n’ai pas envie d’attendre deux heures pour sortir de l’argent. C’est fou comme les choses banales de la vie au Canada peuvent être très difficiles à faire à Cuba.

Pendant que je roule à nouveau je suis arrêté par la mort. N’ayez crainte si j’écris c’est ligne c’est que je suis encore bien vivant!!! J’ai seulement été contraint de m’arrêter un peu pendant qu’un cortège funéraire allait porter le défunt à son dernier repos au cimetière.

Je roule, je roule, je cherche une banque, mais je n’en vois pas. Je vois des villages comme celui-ci qui me rappelle cette chère Isabel, enseignante au Mont Notre-Dame de Sherbrooke.

Je vois d’autres panneaux sur la route qui me donnent espoir d’arriver bientôt.

Je roule, pas de banque! Je n’ai pas d’argent pour me trouver une chambre. Je décide de m’arrêter pour manger Créole, une généreuse assiette de riz, poulet, avocat, fèves et patates. Je suis au paradis pour 2$.

Je remercie les deux excellents cuisiniers.

Ce fût la meilleure nourriture de tout le voyage!

Je roule et je tente de venir en aide à un cubain qui avait rompu sa chaîne de vélo, mais sans succès.

J’arrive à Cardenas, c’est une grosse ville, je vais pouvoir enfin retirer de l’argent!!!

Ben non!!! Impossible d’obtenir de l’argent de la machine maudite!!! Je cherche une autre banque, mais la pluie se pointe le bout du nez. J’attends patiemment à l’abri.

Après la pluie, je trouve un autre guichet!!! Yahoo!!! Mais non!!! Le guichet est encore en panne d’argent! Viva Cuba!!!

Cardenas est une ville spectaculaire.

Un vendeur m’offre gratuitement un morceau de porc, miam!!!

Je poursuis mon chemin vers Varadero. Et vlan, encore la pluie!!!!

Je m’arrête à un autre cimetière et je rencontre Felipe, un sympathique gardien de sécurité. Il m’invite à m’asseoir et me mettre à l’abri.

J’arrive enfin à Varadero après une journée incroyable de 160km. Je me dirige vers un hôtel deux étoiles que j’ai visité deux fois auparavant. Je sais que ce n’est pas la grosse qualité, mais je m’informe du prix!!! Quoi???? 90$ US pour une nuit!!! Je n’en crois pas mes oreilles. En plus, l’hôtel est plein.

Je trouve deux guichets automatiques fonctionnels, je redeviens enfin un consommateur!!! Enfin de l’argent!!!

En sortant de l’hôtel j’explique au portier que l’hôtel est plein. Au même moment une dame me dit de venir visiter sa maison car elle possède une chambre à louer!

Je conclus un marché pour 4 nuits pour 100$ 

Je vais pouvoir enfin me reposer avant de revenir au pays très bientôt!

Dans mon article de demain, je vais mettre des photos et un vidéo de cette magnifique chambre située à 300 mètres de la plage.

Je suis fatigué! Est-ce normal? Je me couche très tôt, demain j’irai explorer…

David Beauchesne

Fast123.ca

Jour 19: Playa Gíron

J’ai pris un bon déjeuner pour bien partir la journée, cette fois-ci j’ai opté pour des pétales de blé.

Je rencontre deux autrichiens qui font du cyclotourisme, mais ils n’étaient pas très bavards. Je m’approche de Varadero, ma destination ultime!

Aujourd’hui la route est agréable, il n’y a pas trop de circulation. Les gens font sécher le riz sur la route!!!

Après 80 km j’arrive à Playa Giron, un lieu en décrépitude que j’avais déjà visité en 2013.

L’endroit est situé tout près de la baie des cochons, endroit où des exilés cubains entraînés par les américains avaient tenté de renverser Castro en 1961, mais sans succès.

Les cubains sont omniprésents dans cet hôtel. C’est dimanche, le site est rempli à craquer. Je suis content de voir que certains cubains peuvent se payer une journée de bon temps. Cependant, le site est trop petit pour recevoir tout ce monde. J’ai attendu une heure avant de pouvoir accéder au buffet. C’était l’enfer, les gens se poussaient pour entrer dans le restaurant. Après une heure, je suis allé me plaindre à la réception et la dame est venue m’escorter à l’intérieur du resto!!! Il y avait des gens partout, les assiettes n’étaient pas disponibles. Lorsque les assiettes sont enfin arrivées, j’ai avalé en vitesse deux morceaux de poulet, des fèves et du riz. Belle expérience!!!

Le samedi et le dimanche sont des journées très occupées dans les hôtels cubains.

Un bon début de journée de 80km, mais la suite a été un peu décevante!

J’ai hâte de reprendre la route…

David Beauchesne

Jour 18: Cienfuegos

Une journée de 84 km qui m’attends aujourd’hui avec beaucoup de montées et de descentes.

Après avoir parcouru 20 km, j’achète le meilleur sandwich au poisson du monde pour seulement 50 cents. Miam!!!

Je rencontre et discute avec quelques cubains.

Après 60 km je rencontre pour la première fois des cyclotouristes venant d’Allemagne. Une petite famille très sympathique avec qui je discute. Ils ont toute mon admiration de partir ainsi pendant un mois avec des enfants! Wow! Chapeau! 

Vidéo: https://youtu.be/_R163K57DN4

J’arrive enfin à Cienfuegos, une très belle ville avec un boulevard et une rue piétonnière.

Je fais réparer mes sandales neuves, elles sont déjà brisées.

Ma chambre est vraiment incroyable pour ce soir.

La ville est superbe.

Voici un arbre géant.

Le bord de l’eau est attroce comme dans toutes les villes de Cuba: pollué. C’est dommage!

En soirée, je me promène sur « el Prado ».

J’achète deux ananas pour 75 cents pour mon déjeuner de demain matin.

Je mange de la crème glacée à 15 cents (2 fois). Je consomme un excellent lait frappé à la mangue pour 25 cents.

Je réussi à trouver des céréales et du lait pour demain matin. Le magasin était fermé, mais j’ai expliqué que je devais absolument acheter des céréales pour manger car sinon j’allais pleurer toute la nuit. Ils ont été généreux et m’ont laissé entrer!!!

Je mange une autre excellente pizza à 35 cents.

J’observe la vie dans un petit parc exempt de touristes…

Les cellulaires sont une vraie plaie partout dans le monde, mais au moins les enfants jouent encore avec des bâtons!!!

Voici le chanteur Benny Moré qui fait la fierté de Cienfuegos.

 Je termine cette belle journée en assistant à la messe du samedi soir dans la cathédrale. C’était émouvant!!!

David Beauchesne

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Jour 17: Trinidad

La route est montagneuse aujourd’hui, je suis heureux de retrouver des paysages magnifiques.


Je rencontre pour la première fois des cyclistes avec des vélos impressionnants! Les trois comparses roulent en formation triangulaire à une vitesse supérieure à la mienne.

Demain je vais aller à Cienfuegos c’est certain, regardez le kilométrage.

Les panneaux routiers sont encore inspirants.

J’arrive à Trinidad, mais les chambres sont très chères et la ville me semble hostile. Je préfère me diriger vers Playa Ancon situé à 10 km de là. La plage est magnifique.

J’ai rencontré une douzaine de québécois au Costa del Sur.

C’est agréable de parler français!!! Des gens très sympathiques!

Je me sens bien ici.

Je vais passer seulement la journée ici, je vais tenter de me trouver une chambre ce soir à Trinidad. J’ai payé 25 Cuc pour passer une journée à l’hôtel.

Le ciel devient menaçant!

Après l’orage je retourne à Trinidad pour mon trouver un lit pour la nuit.

Je me couche très tôt, je suis très fatigué!

David Beauchesne

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Jour 16: Sancti Spiritus

Un bon déjeuner avant de partir est garant d’une bonne journée. Je mange des céréales et je pars pour une petite journée de 75 km.

C’est drôle de dire petite journée, moi qui avait l’habitude de faire maximum 40 km trois ou quatre fois dans l’été au Québec!!!

C’est le jour de la marmotte point de vue de la dangerosité de la route. 

J’achète des bananes en chemin.

Je passe du bon temps à vélo. La route est dangereuse, mais j’écoute de la musique pour me divertir. 

J’arrête en passant à Jatibonico, une petite ville que j’apprécie. J’aime les endroits à dimension humaine. Depuis le début du voyage je tente de me trouver des sandales fabriquées à Cuba pour remplacer celles que j’avais achetées en Chine il y a six ans.

Je trouve finalement l’objet tant désiré et je débourse 12 Cuc (16$ Canadiens)

Je franchit les 75 km en moins de trois heures trente. Un parcours beaucoup plus agréable que hier.

Sancti Spiritus est une très belle ville, j’adore!

Je me paie un bon hamburger avec fromage pour 15 Cup (0,75$ Cad).

Je me trouve une jolie chambre tout près d’un joli pont.

Au centre ville, il y a une salle de jeux pour les enfants assez impressionnante. Des jeux vidéos sur télévision HD, tables de billard et hockey sur air. Je suis surpris! Cuba change rapidement!

Je prends la vie relaxe dans mon hamac, sur la terrasse de mes hôtes qui sont très sympathiques. Ils sont entrain de transformer graduellement leur maison avec trois chambres privées avec salle de bain.

Remarquez mon bronzage de cycliste!

Voici l’autre plus intéressante de la terrasse…

J’aimerais pouvoir vendre mon vélo à Varadero à la fin du voyage si je suis capable d’avoir un bon prix. Les gens qui vivent à Varadero sont plus fortunés il paraît!!! Vais-je acheter un autre vélo chez Sarto Gagné à Victoriaville au retour? C’est un excellent magasin en passant, merci à Pascal Pépin pour son excellent service et les bas prix!

Voici des vélos usagés que j’ai vu dans un magasin ils valent 100$ canadiens…

Une jolie table et 4 chaises pour 300$ Cad

Je jase avec deux gentils cubains sur le coin de la rue. L’un est vendeur d’articles fabriqués à Cuba et l’autre est cordonnier.

J’achète finalement un presse citron à 1$.

Je rencontre Roberto un vendeur de souvenirs. Il est très sympathique et il parle un peu français. Je lui donne mon drapeau du Québec, en échange il me donne du sirop d’érable. Je lui dis que c’est trop lourd pour transporter en vélo. Il me donne alors un drapeau cubain que je vais accrocher dans ma classe.

En terminant cette magnifique journée, je me fais un bon Claro Kermato.Je passe la soirée avec Roberto ce soir, il m’invite à souper. Il me montre des restaurants tenus par l’état et d’autres privés. J’observe enfin la différence entre les deux. Il me montre ensuite un endroit fréquenté par de riches cubain. Nous faisons un tour de calèche. Nous visitons sa famille et il me montre son appartement. Une belle soirée remplie de joie.

Le monde est généreux, soyez généreux!

David Beauchesne

Jour 15: Ciego de Avila

Une autre journée de 125 km qui m’attends. J’en demande beaucoup à ce corps vieillissant.

Je pars vraiment tôt, il fait encore noir. Lorsque le soleil se lève enfin c’est brumeux et frisquet.

La route est une fois de plus très dangereuse aujourd’hui. Sur le bord, les panneaux indiquent la distance restante pour aller à la Havane. C’est parfois très décourageant. Ce matin, j’étais a 555 km de la plus grande ville de Cuba. 

J’arrive enfin en Floride!!!ahah

Ce n’est vraiment pas ma meilleure journée de vélo. J’ai mal au ventre. J’ai hâte de pouvoir rechanter la chanson de Michel Rivard et danser avec elle.

Le vent est fort et dans le sens contraire!

J’assiste à un buffet peu usuel, des charognards qui se vautrent dans une carcasse de cheval sur le bord de la route.

Je vois la mort à chaque jour sur la route. La vie est éphémère pour certaines espèces.
Pendant environ vingt kilomètres je roule sur le bord de la route réservé aux calèches. J’évite de me faire trop coller par tous les véhicules qui me dépassent.

En général, les gens sont assez courtois sur la route. J’ai hâte de retrouver de plus petites routes moins achalandées.

Je suis exténué, j’ai hâte d’arriver. Cette journée est la plus difficile depuis quelques temps.

J’avale deux grands verres de yogourt qui me font le plus grand bien à mon estomac déréglé!

J’arrive enfin à destination après six heures d’efforts! Ouf. J’ai besoin de faire une petite sieste, mais avant je demande à mes hôtes s’il est possible faire ma lessive. La réponse fût positive et cela à fait le plus grand bonheur de ma journée pour 3 Cuc (75 Pesos cubains)

Après une heure de repos à l’air climatisé, je pars à la recherche de mes trois bouteilles de 1500ml de liqueur au citron (genre de 7 up). Chaque jour je consomme sur la route 4,5 litres de ce breuvage qui me permet d’avancer.

Sur le chemin, je rencontre un barbier et je lui demande de me couper le poil des oreilles et du nez….ahah Trop d’informations?

Je m’achète de la friture de grains de Maïs.

Ensuite, j’achète du lait et des pétales de Maïs, mon rêve se réalise!

Il fait chaud, je vais mieux! Demain, je vais me ménager un peu plus.

David Beauchesne

Jour 14: Camagüey

Départ très tôt pour affronter le défi de 125 km.

La route est très dangereuse, les camions sont omniprésents et les statistiques sur les accidents de la route effrayantes.

Je fais très attention…

Je mange une petite collation que j’avais achetée il y a plusieurs jours. Il s’agit d’un mélange de noix de coco, c’est très bon et en plus c’est dans un emballage biodégradable!!!

Une journée sans trop d’histoires, j’ai hâte de retrouver la mer.

Camaguey, fût inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008. C’est une très belle ville ayant une architecture néoclassique et un centre historique de style colonial.

Voici la vue de ma terrasse de la maison dans laquelle je loue ma chambre.

La voiture de police est assez comique!

J’ai décidé de me payer un Chop Suey dans un resto chinois ce soir! Il a coûté 5 Cuc (125 Cup). Normalement, je mange de la pizza ou du spaghetti à 10 Cup.

Belle journée!

David Beauchesne

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Jour 13: Las Tunas

De la route, encore de la route…
C’est une route qui perce les champs en deux. Le vent est très puissant et il est dans le sens contraire.

Le meilleur moment de la journée fût la rencontre de cette famille cubaine qui m’a donné de l’eau pour remplir mes gourdes.

J’arrête dans un petit stand bleu pour boire et manger.

Les messages sur la route sont inspirants.

Notre unité est maintenant plus forte que jamais.

Raul Castro

Journée de 95 km sur la route…

En soirée, j’ai une bonne discussion avec mon hôte qui est un ancien professeur d’université. Il a préféré délaisser l’enseignement pour louer des chambres. C’est plus payant pour lui!!!

Demain je me dirige vers Camaguey…située à 120 km.

Regardez le résumé de ma route: https://www.strava.com/activities/1077405623/shareable_images/map_based?hl=fr-FR&v=1499721551

David Beauchesne

Jour 12: Manzanillo

Départ vers 7:30 après un copieux déjeuner. Je dis au revoir aux trois seules personnes avec qui j’ai pratiqué ma langue de Shakespeare : trois sympathiques Torontois.

La route est facile en début de journée, mais les montagnes sont encore bien présentes dans le paysage.

Je suis dans la sierra maestra, c’est dans ces montagnes que Raul Castro et ses acolytes ont séjourné pendant des semaines avant de renverser l’ancien dictateur.

Après, je passe devant la pochera. Je fais réparer trois trous dans une autre chambre à air. Je vais être prêt au pire aujourd’hui…

Par la suite, la route se transforme en une sorte de Saskatchewan, c’est-à-dire des routes droites et des champs de maïs.

Je retrouve enfin la mer après 80 km de vélo.

La suite est assez inusité, je rencontre des gens dans la salle de jeux situé sur le bord de la mer dans un petit village nommé « Ceiba Hueca ». J’en profite pour m’amuser un peu…

Je passe du bon temps pendant que le soleil plombe sur le bitume.

Je reprends la route et j’arrive enfin à Manzanillo. Je tente de trouver un endroit pour dormir, mais c’est très difficile.

Pendant ce temps un orage éclate et je patiente avec les gens bien à l’abris pendant plus d’une heure.

Je donne un drapeau du Canada à une petite fille pour me faire pardonner de lui avoir fait peur avec mon masque quelques minutes plus tôt.

Je rencontre un bébé chat, il est adorable!

Je trouve enfin une chambre pour mettre reposer après 124.56 km.

Je mange dans la rue deux excellents hot-dog pour 30 cents et un spaghetti napolitain pour 50 cents. Je tente d’aller à la crèmerie, mais il y a une file monstre.

Manzanillo célèbre ses 225 ans d’existence. Le centre de la ville est très joli.

Vas-y! Vas-y! Pédale…t’es capable!

David Beauchesne

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