Jour 17: Trinidad

La route est montagneuse aujourd’hui, je suis heureux de retrouver des paysages magnifiques.


Je rencontre pour la première fois des cyclistes avec des vélos impressionnants! Les trois comparses roulent en formation triangulaire à une vitesse supérieure à la mienne.

Demain je vais aller à Cienfuegos c’est certain, regardez le kilométrage.

Les panneaux routiers sont encore inspirants.

J’arrive à Trinidad, mais les chambres sont très chères et la ville me semble hostile. Je préfère me diriger vers Playa Ancon situé à 10 km de là. La plage est magnifique.

J’ai rencontré une douzaine de québécois au Costa del Sur.

C’est agréable de parler français!!! Des gens très sympathiques!

Je me sens bien ici.

Je vais passer seulement la journée ici, je vais tenter de me trouver une chambre ce soir à Trinidad. J’ai payé 25 Cuc pour passer une journée à l’hôtel.

Le ciel devient menaçant!

Après l’orage je retourne à Trinidad pour mon trouver un lit pour la nuit.

Je me couche très tôt, je suis très fatigué!

David Beauchesne

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Jour 16: Sancti Spiritus

Un bon déjeuner avant de partir est garant d’une bonne journée. Je mange des céréales et je pars pour une petite journée de 75 km.

C’est drôle de dire petite journée, moi qui avait l’habitude de faire maximum 40 km trois ou quatre fois dans l’été au Québec!!!

C’est le jour de la marmotte point de vue de la dangerosité de la route. 

J’achète des bananes en chemin.

Je passe du bon temps à vélo. La route est dangereuse, mais j’écoute de la musique pour me divertir. 

J’arrête en passant à Jatibonico, une petite ville que j’apprécie. J’aime les endroits à dimension humaine. Depuis le début du voyage je tente de me trouver des sandales fabriquées à Cuba pour remplacer celles que j’avais achetées en Chine il y a six ans.

Je trouve finalement l’objet tant désiré et je débourse 12 Cuc (16$ Canadiens)

Je franchit les 75 km en moins de trois heures trente. Un parcours beaucoup plus agréable que hier.

Sancti Spiritus est une très belle ville, j’adore!

Je me paie un bon hamburger avec fromage pour 15 Cup (0,75$ Cad).

Je me trouve une jolie chambre tout près d’un joli pont.

Au centre ville, il y a une salle de jeux pour les enfants assez impressionnante. Des jeux vidéos sur télévision HD, tables de billard et hockey sur air. Je suis surpris! Cuba change rapidement!

Je prends la vie relaxe dans mon hamac, sur la terrasse de mes hôtes qui sont très sympathiques. Ils sont entrain de transformer graduellement leur maison avec trois chambres privées avec salle de bain.

Remarquez mon bronzage de cycliste!

Voici l’autre plus intéressante de la terrasse…

J’aimerais pouvoir vendre mon vélo à Varadero à la fin du voyage si je suis capable d’avoir un bon prix. Les gens qui vivent à Varadero sont plus fortunés il paraît!!! Vais-je acheter un autre vélo chez Sarto Gagné à Victoriaville au retour? C’est un excellent magasin en passant, merci à Pascal Pépin pour son excellent service et les bas prix!

Voici des vélos usagés que j’ai vu dans un magasin ils valent 100$ canadiens…

Une jolie table et 4 chaises pour 300$ Cad

Je jase avec deux gentils cubains sur le coin de la rue. L’un est vendeur d’articles fabriqués à Cuba et l’autre est cordonnier.

J’achète finalement un presse citron à 1$.

Je rencontre Roberto un vendeur de souvenirs. Il est très sympathique et il parle un peu français. Je lui donne mon drapeau du Québec, en échange il me donne du sirop d’érable. Je lui dis que c’est trop lourd pour transporter en vélo. Il me donne alors un drapeau cubain que je vais accrocher dans ma classe.

En terminant cette magnifique journée, je me fais un bon Claro Kermato.Je passe la soirée avec Roberto ce soir, il m’invite à souper. Il me montre des restaurants tenus par l’état et d’autres privés. J’observe enfin la différence entre les deux. Il me montre ensuite un endroit fréquenté par de riches cubain. Nous faisons un tour de calèche. Nous visitons sa famille et il me montre son appartement. Une belle soirée remplie de joie.

Le monde est généreux, soyez généreux!

David Beauchesne

Jour 15: Ciego de Avila

Une autre journée de 125 km qui m’attends. J’en demande beaucoup à ce corps vieillissant.

Je pars vraiment tôt, il fait encore noir. Lorsque le soleil se lève enfin c’est brumeux et frisquet.

La route est une fois de plus très dangereuse aujourd’hui. Sur le bord, les panneaux indiquent la distance restante pour aller à la Havane. C’est parfois très décourageant. Ce matin, j’étais a 555 km de la plus grande ville de Cuba. 

J’arrive enfin en Floride!!!ahah

Ce n’est vraiment pas ma meilleure journée de vélo. J’ai mal au ventre. J’ai hâte de pouvoir rechanter la chanson de Michel Rivard et danser avec elle.

Le vent est fort et dans le sens contraire!

J’assiste à un buffet peu usuel, des charognards qui se vautrent dans une carcasse de cheval sur le bord de la route.

Je vois la mort à chaque jour sur la route. La vie est éphémère pour certaines espèces.
Pendant environ vingt kilomètres je roule sur le bord de la route réservé aux calèches. J’évite de me faire trop coller par tous les véhicules qui me dépassent.

En général, les gens sont assez courtois sur la route. J’ai hâte de retrouver de plus petites routes moins achalandées.

Je suis exténué, j’ai hâte d’arriver. Cette journée est la plus difficile depuis quelques temps.

J’avale deux grands verres de yogourt qui me font le plus grand bien à mon estomac déréglé!

J’arrive enfin à destination après six heures d’efforts! Ouf. J’ai besoin de faire une petite sieste, mais avant je demande à mes hôtes s’il est possible faire ma lessive. La réponse fût positive et cela à fait le plus grand bonheur de ma journée pour 3 Cuc (75 Pesos cubains)

Après une heure de repos à l’air climatisé, je pars à la recherche de mes trois bouteilles de 1500ml de liqueur au citron (genre de 7 up). Chaque jour je consomme sur la route 4,5 litres de ce breuvage qui me permet d’avancer.

Sur le chemin, je rencontre un barbier et je lui demande de me couper le poil des oreilles et du nez….ahah Trop d’informations?

Je m’achète de la friture de grains de Maïs.

Ensuite, j’achète du lait et des pétales de Maïs, mon rêve se réalise!

Il fait chaud, je vais mieux! Demain, je vais me ménager un peu plus.

David Beauchesne

Jour 14: Camagüey

Départ très tôt pour affronter le défi de 125 km.

La route est très dangereuse, les camions sont omniprésents et les statistiques sur les accidents de la route effrayantes.

Je fais très attention…

Je mange une petite collation que j’avais achetée il y a plusieurs jours. Il s’agit d’un mélange de noix de coco, c’est très bon et en plus c’est dans un emballage biodégradable!!!

Une journée sans trop d’histoires, j’ai hâte de retrouver la mer.

Camaguey, fût inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008. C’est une très belle ville ayant une architecture néoclassique et un centre historique de style colonial.

Voici la vue de ma terrasse de la maison dans laquelle je loue ma chambre.

La voiture de police est assez comique!

J’ai décidé de me payer un Chop Suey dans un resto chinois ce soir! Il a coûté 5 Cuc (125 Cup). Normalement, je mange de la pizza ou du spaghetti à 10 Cup.

Belle journée!

David Beauchesne

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Jour 13: Las Tunas

De la route, encore de la route…
C’est une route qui perce les champs en deux. Le vent est très puissant et il est dans le sens contraire.

Le meilleur moment de la journée fût la rencontre de cette famille cubaine qui m’a donné de l’eau pour remplir mes gourdes.

J’arrête dans un petit stand bleu pour boire et manger.

Les messages sur la route sont inspirants.

Notre unité est maintenant plus forte que jamais.

Raul Castro

Journée de 95 km sur la route…

En soirée, j’ai une bonne discussion avec mon hôte qui est un ancien professeur d’université. Il a préféré délaisser l’enseignement pour louer des chambres. C’est plus payant pour lui!!!

Demain je me dirige vers Camaguey…située à 120 km.

Regardez le résumé de ma route: https://www.strava.com/activities/1077405623/shareable_images/map_based?hl=fr-FR&v=1499721551

David Beauchesne

Jour 12: Manzanillo

Départ vers 7:30 après un copieux déjeuner. Je dis au revoir aux trois seules personnes avec qui j’ai pratiqué ma langue de Shakespeare : trois sympathiques Torontois.

La route est facile en début de journée, mais les montagnes sont encore bien présentes dans le paysage.

Je suis dans la sierra maestra, c’est dans ces montagnes que Raul Castro et ses acolytes ont séjourné pendant des semaines avant de renverser l’ancien dictateur.

Après, je passe devant la pochera. Je fais réparer trois trous dans une autre chambre à air. Je vais être prêt au pire aujourd’hui…

Par la suite, la route se transforme en une sorte de Saskatchewan, c’est-à-dire des routes droites et des champs de maïs.

Je retrouve enfin la mer après 80 km de vélo.

La suite est assez inusité, je rencontre des gens dans la salle de jeux situé sur le bord de la mer dans un petit village nommé “Ceiba Hueca”. J’en profite pour m’amuser un peu…

Je passe du bon temps pendant que le soleil plombe sur le bitume.

Je reprends la route et j’arrive enfin à Manzanillo. Je tente de trouver un endroit pour dormir, mais c’est très difficile.

Pendant ce temps un orage éclate et je patiente avec les gens bien à l’abris pendant plus d’une heure.

Je donne un drapeau du Canada à une petite fille pour me faire pardonner de lui avoir fait peur avec mon masque quelques minutes plus tôt.

Je rencontre un bébé chat, il est adorable!

Je trouve enfin une chambre pour mettre reposer après 124.56 km.

Je mange dans la rue deux excellents hot-dog pour 30 cents et un spaghetti napolitain pour 50 cents. Je tente d’aller à la crèmerie, mais il y a une file monstre.

Manzanillo célèbre ses 225 ans d’existence. Le centre de la ville est très joli.

Vas-y! Vas-y! Pédale…t’es capable!

David Beauchesne

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Jour 11: El ponchero

Je quitte vers 8:00 après avoir profité d’un bon petit déjeuner pour affronter la grand défi du jour…

Sur la route je fais du troc avec une dame.

Je lui donne du savon et d’autres trucs de l’hôtel en échange de trois mangues.

Je sais que la route ne sera pas facile aujourd’hui, car il y a 7 ans j’avais loué un Jeep pour faire 160 km il avait fallu 4 heures pour y arriver.

Aujourd’hui je prévois faire 100 km en six heures.

La route est à couper le souffle.

Je perds deux vis qui tiennent mes pédales. J’ai compris enfin l’expression perdre les pédales… Heureusement, un cubain m’aide à replacer le tout. Je lui donne un 5 Cuc (125 Cup). Le monsieur est très content!!!

Ensuite, je me baigne un peu dans un endroit sur le bord de la route. Après ma petite baignade, je me rends compte que j’ai une crevaison.

Heuresement encore, je demande aux passants si “el ponchero” c’est-à-dire celui qui répare les pneux…habite proche. Par chance, il habite tout près.

Voici un petit film incroyable!!! Les cubains sont tellement débrouillards!

Il me répare cinq crevaison. Je lui donne 10 Cuc (250 Cup). Il jubile…

Après 500 mètres je refais une crevaison. J’ai compris avec le temps que je dois me tenir loin des épines qui sont souvent présentes sur le bord des routes. J’apprends!!!

Les routes sont presque inexistantes.

J’arrive enfin à Marea del Portillo je me repose après cette longue journée!

Je me couche très tôt…

Mission accomplie.

Si vous ne pouvez trouver le chemin, tracez votre propre route!!

David Beauchesne

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Jour 10: Le repos du cycliste

Je pars vers 6:30 de Santiago, je n’aime pas les grandes villes!!! Je préfère les petites villes!

Je retrouve la mer merveilleuse après 20 km. Je longe la côte sud c’est magnifique! Je m’arrête pour une petite baignade privée!

Les vagues sont fortes, je ne me baigne pas trop longtemps.

Et vlan! Une crevaison! J’ai compris que j’éprouve souvent des problèmes lorsque je m’arrête près de la mer car il y a des cactus, des épines et d’autres sources menaçantes pour le caoutchouc présent dans mes pneux! Ce n’est pas grave! Je suis rendu un spécialiste socialiste.

J’ai la chance de voir l’endroit que j’aimerais visiter lors de mes derniers jours!

Je rencontre trois jeunes hommes sympathiques avec qui je discute des relations conjugales. J’apprends de nouveaux mots et expressions.

J’arrive enfin, après 64 km, à l’hôtel Sierra el mar. J’étais supposé rencontrer des amis de Gatineau, mais je suis arrivé deux jours trop tard. 

C’est un hôtel tout inclus, je rencontre beaucoup de québécois. Cela fait du bien de parler français un peu. 

Je rencontre Pierre et Martine et par un hasard incroyable, j’apprends que c’était la l’anniversaire à Martine la veille comme moi!

Je rencontre Catherine et Sergio qui me parle de son dispositif pour transformer un vélo ordinaire en vélo électrique. Une solution développée à Montréal.

Serge l’aventurier. Line et Marie-Josée et toute une ribambelle de gens.

Le site est très beau.

Je passe du bon temps. Je mange enfin!!!

La vie c’est comme un livre qu’on découvre une page après l’autre.

David Beauchesne

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Jour 9: Santiago de Cuba

Je quitte Guantanamo vers 6:00 du matin, c’est agréable de rouler le matin. Il y a beaucoup d’action le matin. Les gens se lèvent tôt pour aller travailler.

Je rencontre un cubain à vélo, il me demande si je transporte des pièces de rechange pour mon vélo. Je lui dit que oui et que je ne peux pas les donner maintenant, car il me reste encore deux semaines à Cuba. Il me demande mon numéro de téléphone, je lui donne ma carte d’affaires Fast123. Il ne savait pas quoi faire pour me rejoindre.

Dans les parcs le soir je vois des cubains avec des téléphones intelligents qui discutent avec des amis via la messagerie vidéo. Des gens qui ont des tablettes et des ordinateurs, mais de toute évidence ce ne sont pas tous les cubains qui ont cette chance de pouvoir utiliser Internet. L’accès au réseau reste assez limité. On peut acheter des cartes d’accès pour 2$ canadiens par heure. C’est assez dispendieux pour ce peuple.

Aujourd’hui c’est ma fête, sur la route je vois un panneaux qui me rappelle que je n’ai plus 42 ans.

J’emprunte pour la première fois une autoroute c’est agréable.

Une belle journée de vélo, je franchis 85 km assez facilement aujourd’hui. J’ai été chanceux sur les côtes!

Santiago de Cuba est une grosse ville. La vie est intense. Beaucoup de bus, de voitures. Ce n’est pas l’idéal en vélo.

Je vois la place de la révolution.

C’est une belle ville. Il fait chaud!!

Un orage se pointe à l’horizon…

Une belle soirée à découvrir de nouveaux lieux.

Un homme loue des vélos pour les enfants. Les parents paient 5 sous pour le plus grand bonheur des enfants.

J’utilise les services d’un fournisseur d’Internet débrouillard. La connexion n’est pas très bonne.

Belle découverte dans les rues après avoir vu un chat attaquer un chien. C’était très drôle!!!

Une belle journée. Demain je vais longer la côte.

Soyez heureux quand vous montez une côte à vélo, car tôt ou tard vous allez la redescendre.

David Beauchesne

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